Chapelle de l'Espoir
Eglise évangélique
[Chapelle de l’Espoir]


Verset du jour :


L’espérance de la foi

Message donné le 5 novembre 2017 par Joseph Zbinden

TEXTE : HÉBREUX 6 : 13 – 20

THÈME : L’ESPÉRANCE DE LA FOI, UNE ANCRE DE L’ÂME SÛRE ET SOLIDE

INTRO :

Pour nous parler de cette espérance vivante, que nous possédons comme une ancre de l’âme sûre et solide, l’auteur de l’épître aux Hébreux, cite l’exemple d’Abraham, à qui la promesse a été faite, et à qui, Dieu jura, qu’il accomplirait certainement sa promesse.

Ainsi, de la promesse au serment, 25 ans se sont écoulés. Pendant cette période, Abraham a dû apprendre à faire confiance à Dieu, et à recevoir l’espérance de la foi, comme une ancre de l’âme sûre et solide.

A ce sujet, il n’est peut-être pas inutile, de considérer, brièvement, trois étapes importantes et déterminantes de sa vie, des étapes vitales, qui ont profondément marqué du sceau divin, la foi du patriarche, qui l’ont affermie, et rendue inébranlable.

C’est par ces choses, qu’Abraham est devenu notre père en la foi, afin que nous sachions, que tout ce qui a été écrit, l’a été pour notre instruction, et que, par la grâce qui nous est commune, nous apprenions à imiter la foi, des témoins d’autrefois.

I) De la promesse au serment, en trois étapes cruciales.

1ère étape, Charan

Après avoir quitté Ur en Chaldée, Abraham, avec sa petite troupe s’est arrêté à Charan. Là, il perdit son père, Térach. C’est à cette époque, que Dieu renouvela son appel à Abraham, et lui fit cette extraordinaire promesse : « Toutes les nations de la terre seront bénies en toi, en ta descendance ».

Par la perte de son père, Abraham apprit, par la foi, qu’il pouvait trouver en Dieu, une nouvelle identité filiale, non plus naturelle et temporelle, mais spirituelle et éternelle.

Dès lors, il savait avec certitude, que son identité terrestre n’était que passagère, mais que son identité céleste était éternelle. C’est pourquoi, il choisit et décida, de demeurer sur cette terre, comme étranger et voyageur, en attendant de pouvoir entrer dans la cité céleste, qu’il a vue et saluée de loin.

Car il a trouvé, en Dieu, son Père céleste, une patrie glorieuse, une maison divine, une famille spirituelle, un héritage éternel, qui lui est réservé dans les cieux, et qui ne peut, ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir, mais qui sera manifesté en son temps, par la puissance infinie de l’Éternel, qui lui a fait la promesse.

2ème étape, Bethel

En ce temps-là, Abraham s’est séparé de son neveu Lot. Alors qu’il avait la prééminence, il laissa son neveu, choisir la contrée où il élèvera son bétail. Et, comme on le sait, Lot alla s’établir dans la plaine fertile du Jourdain. Mais pourquoi Abraham a-t-il agit ainsi ?

Parce qu’il savait déjà, que Dieu, peut bénir autant, l’herbe des montagnes, si non plus, que l’herbe des plaines, arrosées par le Jourdain. Car, il avait compris, que la prospérité matérielle, ne dépend pas des efforts humains, mais de la bénédiction de Dieu, sachant que c’est elle seule, qui enrichit véritablement et durablement.

Par conséquent, Abraham, comprenant que les biens d’ici-bas sont futiles et éphémères, a mis les priorités à la bonne place, et il n’a pas été déçu. Alors qu’il ne cherchait pas, en premier lieu, les richesses terrestres, Dieu lui accorda, dans sa grâce, de posséder beaucoup de biens, mais il ne s’est jamais laissé posséder, par ses richesses.

Le patriarche Abraham donc, a tiré les conséquences de sa nouvelle identité céleste et divine. Il a agi, conformément à son nouveau statut d’héritier, des promesses de Dieu, en considérant le spirituel, comme infiniment et éternellement supérieur, au matériel.

C’est pourquoi, dans son existence, il a placé Dieu en premier, en toutes choses, sachant que Dieu son Père, qui avait fait de lui son ami, prendrait lui-même soin de lui, pour subvenir à ses besoins. Et Dieu l’a fait. Et Abraham a réalisé, que Dieu ne fait jamais défaut, et qu’il ne manque jamais d’accomplir ses promesses. C’est pourquoi, il ne douta pas, par incrédulité.

3ème étape, Morija

Cette étape, dans la vie d’Abraham, est particulièrement importante. Elle démontre d’une manière évidente, la profondeur de sa foi, la fermeté et la solidité de sa confiance en Dieu. En effet, en obéissant à l’ordre de Dieu, et en offrant son fils unique et bien-aimé, en sacrifice sur la montagne de Morija, il démontre, à n’en pas douter, que sa foi, est complètement enracinée en Dieu, et en ses promesses.

Son obéissance, sans faille à la volonté de Dieu, alors qu’il s’agissait d’un ordre humainement, incompréhensible, montre que, malgré les interrogations qui pouvaient jaillir dans son esprit, qu’il connaissait si bien son Dieu, qu’il savait avec certitude, que Dieu serait obligé, de ressusciter Isaac, s’il voulait accomplir sa promesse.

C’est pourquoi, Abraham était prêt à sacrifier son fils Isaac, mais pas la promesse de l’Éternel. Il gravit la montagne avec son fils, probablement le cœur en peine, mais il savait d’avance, qu’il reviendrait vers ses serviteurs, avec Isaac. Et Dieu honora sa foi, et, voyant son obéissance, jura par lui-même, qu’il bénirait Abraham, selon sa promesse, et que le serment qu’il prononça ce jour-là, était la garantie absolue de sa résolution, en vue du salut des élus.

Par cette épreuve, Abraham comprit que sa postérité, ne sera pas d’abord naturelle, mais spirituelle. Une postérité engendrée par la parole divine, par la foi, en la descendance, qui viendra écraser la tête du serpent, et qui ôtera le péché du monde, et délivrera tous les élus de la perdition éternelle.

Dieu donc, par une révélation progressive, claire et nette, montra à Abraham, qu’il était désormais citoyen des cieux, pour toujours, et qu’en marchant par la foi, fidèlement, il sera béni de toutes les bénédictions célestes, réservées aux croyants fidèles.

C’est-à-dire, à ceux qui, par la foi, en la promesse divine et immuable, se confient en Dieu pour leur salut éternel, et marchent librement, dans l’amour filial qui vient de Dieu, en toute connaissance de cause, dans l’obéissance de la foi. Résumons jusqu’ici.

Abraham, notre père en la foi, appelé par Dieu, obéit et partit sans savoir où il allait, sachant que la promesse de l’Éternel, ne pouvait manquer de s’accomplir. Il trouva en Dieu son identité réelle et éternelle, il marcha alors, en fixant les priorités par rapport aux choses d’en-haut, et non, selon celles qui sont sur la terre.

Il espéra contre toute espérance, humainement parlant, offrit son fils en sacrifice, et le retrouva, comme par une sorte de résurrection, ce qui est une préfiguration, pour les héritiers de la foi. Car l’espérance de la gloire éternelle, donnée à la foi, et saisie par la foi, est une espérance vivante, qui ne trompe jamais.

Ainsi donc, tous les croyants, qui croient comme Abraham, et obéissent comme lui, et qui se détachent des choses terrestres, pour s’attacher vraiment, et fermement aux choses célestes, tous ceux-là, seront bénis avec Abraham le croyant, parce qu’ils auront compris, comme lui, que la foi n’hérite pas de l’humain, mais du divin, car seul le divin, doit ressusciter.

En un mot, par rapport au passé, Abraham trouve en Dieu et par la foi, une nouvelle identité spirituelle, et une nouvelle citoyenneté céleste. Il n’est plus d’en bas, il est d’en haut.

Par rapport au présent, il met en œuvre, la nouvelle priorité qui correspond à sa foi, afin d’obtenir, la prospérité qui vient de Dieu, la bénédiction promise à ceux qui obéissent. Et cela, non par contrainte, mais par amour, et par reconnaissance.

Enfin, par rapport au futur, il se détache de tout ce qui n’est qu’humain, même de son fils, par qui la promesse devait s’accomplir, pour s’attacher uniquement, à la promesse divine, par la foi. Et dans quel but ?

Dans le seul but d’attendre, et de tendre, vers la bienheureuse espérance, la manifestation du grand jour de la résurrection, où il pourra, enfin, entrer dans la cité dont Dieu est l’Architecte, la nouvelle Jérusalem, avec tous les croyants, de tous les temps.

N’oublions donc pas, qu’en tant que fils d’Abraham par la foi, notre identité n’est plus d’ici-bas, mais que notre citoyenneté à nous, aussi, est dans les cieux, d’où nous attendons notre bien-aimé Sauveur, et notre glorieux Seigneur, qui nous a aimés, qui nous a rachetés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, et des sacrificateurs pour Dieu son Père et notre Père.

Et, puisque nous sommes descendants d’Abraham, par la foi, en vertu de la croix de Christ, selon les plus grandes et les plus précieuses promesses, que Dieu nous a faites en Abraham, notre père, marchons à l’exemple du patriarche, comme étrangers et voyageurs sur cette terre, avec joie et courage, le cœur rempli de cette espérance divine, que nous possédons comme une ancre de la foi, sûre et solide.

II) L’espérance de la foi, une ancre de l’âme, sûre et solide.

Cette espérance vivante, quant à notre destinée éternelle, espérance, que nous possédons par la foi, et que nous retenons fermement, sans faillir et sans faiblir, encore et toujours par la foi.

Cette espérance, est fondée sur deux éléments, par rapports auxquels, il est impossible que Dieu mente, et à cause desquels, nous trouvons un puissant encouragement, et une pleine assurance au sujet de notre salut éternel. Ces deux éléments, sont la promesse et le serment.

Ils forment ensemble, les deux pointes de l’ancre de notre âme. Cette ancre, est sûrement et solidement plantée et attachée, au tréfonds du cœur de Dieu, en vertu de ses promesses immuables. Et la chaîne divine, qui lie et relie cette ancre à notre cœur, cette chaîne, est incassable, elle est indestructible. Reprenons ces deux éléments, tour à tour.

1) La promesse.

Dès avant la fondation du monde, le plan de Dieu pour le salut des élus, c’était, de les racheter de la malédiction du péché, et de la condamnation éternelle, par le sacrifice de son Fils, sur la croix. Car, c’est lui, le Fils unique de Dieu, qui a été établi, de toute éternité, pour écraser la tête du serpent, et ôter le péché du monde.

Et au temps marqué par le Père, Jésus le Fils de Dieu, fils d’Abraham, fils de David, et qui est, la véritable descendance, prédestinée et prophétisée, depuis toujours, est venu accomplir le salut, afin que Dieu, puisse déverser en abondance, la bénédiction promise, la grâce divine, sur les rachetés de l’Éternel.

Et la promesse de Dieu, à ce propos, donnée déjà à nos premiers parents, puis renouvelée à Abraham, à Isaac et à Jacob, déclarait formellement, que tous ceux qui, à l’exemple d’Abraham, croirait en celui qui justifie l’impie, leur foi, leur serait imputée à justice, en vertu de la grâce, et à cause de l’amour de Dieu pour les perdus.

Car la pensée éternelle de Dieu, était depuis toujours, et pour toujours, de sauver les pécheurs repentants, par grâce, par le moyen de la foi. Et non sur la base des œuvres de la chair, comme l’homme naturel et charnel s’imagine toujours, à tort bien sûr. Il est faussement persuadé, qu’il peut atteindre la justice divine, par l’accomplissement de la loi.

Par conséquent, puisque c’est par la foi, et non par la loi, que vient le salut, la promesse est absolument souveraine, elle est certaine. Elle est éternellement vivante et valable, pour tous ceux qui, en vertu de la grâce de Dieu, et par le moyen de la foi, mettent leur confiance en Dieu, au sujet de leur salut, selon qu’il est dit, le juste vivra par la foi.

Ainsi donc, tous ceux qui sont sauvés, par la foi, qui vient de Dieu, qui sont nés de Dieu, qui sont en Christ, et en qui, Christ habite, tous ceux-là, sans exception aucune, sont des enfants de la promesse. Ils sont rachetés par le sang de l’Agneau de Dieu, qui, sur la croix, à tout accompli pour leur salut, conformément à la volonté de Dieu.

C’est ainsi, que les fils d’Abraham, s’emparent de la promesse faite à leur père, et à tous ses descendants, non selon la chair, mais selon la foi. Ils s’approprient donc cette promesse, qui est la leur par la foi, et peuvent ainsi, légitimement, en revendiquer l’accomplissement. Car toutes les promesses de Dieu, sont oui et amen en lui, puisque Dieu ne peut, ni mentir, ni se renier lui-même. 

C’est ici, la foi qui triomphe de tout.

2) Le serment.

Lorsqu’Abraham, sur le mont Morija, allait offrir son fils en sacrifice à Dieu, Dieu, voyant qu’il était obéissant, jusqu’à donner son fils, par lequel la promesse devait se réaliser, dit au patriarche, parce que tu as fait cela, je le jure, par moi-même, je te bénirai. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, puisque tu as obéi à ma voix.

Quand Dieu fit le serment au patriarche, en disant, parce que tu as obéi à ma voix, oui je le jure, je te bénirai, serait-il en train de dire que, contrairement

au salut par grâce, décrété depuis toujours, l’accomplissement de la promesse, faite avec serment, ne se réaliserait, qu’à condition que le croyant obéisse ?

Jamais de la vie ! Dieu ne se contredit jamais ! Dieu ne change pas, ce qu’il dit, se réalise toujours. Il ne peut en aucun cas, et à aucun moment, en être autrement, si non Dieu, ne serait pas Dieu.

Mais alors que veut dire Dieu, en disant, parce que tu as obéi, je le jure, je te bénirai ? Dieu veut nous dire ceci :

L’obéissance d’Abraham, tout au long de sa vie, et particulièrement quand il a obéi à la voix de Dieu, dans cette affaire, est la preuve irréfutable, que sa foi est d’origine divine, et qu’elle porte en elle, conformément à la volonté de Dieu, le vouloir et le pouvoir d’obéir aux commandements de Dieu.

Et cela, par la puissance divine, qui se manifeste dans le cœur du croyant, lorsque celui-ci entend la parole de Dieu. Car, il faut le dire et le redire, la parole, crée elle-même, la capacité et la possibilité d’obéir, chez ceux qui se soumettent à Dieu, en faisant ce qu’il veut, comme il le veut.

Autrement dit, Dieu suscite la foi dans le cœur de ses serviteurs, il les instruits et les conduits par sa parole, et, en même temps, il crée dans leur cœur, lorsque leur foi est éduquée et armée pour le combat, la bonne disposition d’esprit, et met en eux, la puissance divine nécessaire, afin qu’ils pratiquent les commandements de Dieu.

Selon qu’il est dit, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, et une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

En un mot, comme en cent, la foi est en même temps, conviction de salut, et, en même temps, consécration au salut, par la puissance de la parole Dieu. La foi donc, invisible dans sa nature, mais réelle et vivante, démontre d’une manière visible et tangible, les réalités divines invisibles. A l’exemple de Dieu, qui manifeste sa puissance invisible, par ses œuvres de création, que l’on peut voir, et contempler à l’œil nu.

Par voie de conséquence, possédons-nous la même foi, qui est agissante, par la même parole de Dieu, parole vivante et permanente, qui nous a régénérés, et qui, toujours par la même puissance de Dieu, nous donne, d’obéir à Dieu, et de mettre en œuvre, par amour pour Dieu, la volonté de Dieu, volonté qu’il nous communique, par sa parole ?

Alors, s’il en est ainsi, comme pour Abraham, quand nous obéissons à la voix de Dieu, non pour mériter le salut, ni quoi que ce soit d’autre, mais par amour pour Dieu, qui nous a sauvés, Dieu nous dit, et nous redit encore et toujours, que notre obéissance prouve, la réalité divine de notre foi, et que, par conséquent, nous sommes véritablement sauvés.

En effet, c’est ainsi que Dieu rend témoignage à notre esprit, et à notre foi, par sa parole et par son Esprit. Il nous dit, que les œuvres de notre foi, faites en Dieu, selon sa volonté, prouvent que nous sommes enfants de Dieu. Alors, nous pouvons dire, en toute filialité, en toute liberté, et en toute connaissance de cause, Abba Père. Et pourquoi ?

Parce que maintenant, et pour toujours, l’espérance de notre foi, n’est pas fondée sur des éléments subjectifs, mais sur la vérité objective de sa parole, qui est immuable et éternelle, comme Dieu lui-même est éternel et immuable. Et son témoignage est vrai, dans la mesure où nos œuvres sont de Dieu, puisque c’est lui-même, qui produit en nous le fruit de l’Esprit. Et si quelqu’un n’a pas l’Esprit, il n’appartient pas non plus à Christ.

Ce n’est pas que Dieu, méprise nos sentiments, mais connaissant leur nature fluctuante, il veut que notre certitude, notre assurance du salut, soit sûre et solide, inébranlable, c’est la raison pour laquelle, il rend témoignage à notre foi, d’une manière objective, accessible et compréhensible. Il nous permet ainsi, de nous examiner nous-mêmes, pour savoir si nous sommes dans la foi.

Car Dieu nous connaît, et il sait, que notre motivation pour le service de l’Évangile, doit s’enraciner, et se développer dans le terreau de la parole permanente de Dieu, afin que notre foi, de même nature que celle d’Abraham notre père, produise la même confiance en Dieu, et la même obéissance pour Dieu, et pourquoi ?

Afin que Dieu puisse nous dire, comme il l’a dit à Abraham autrefois, parce que vous avez écouté ma voix, parce que vous avez obéi à mes ordres, je le jure, je vous bénirai, oui j’en fait le serment, certainement je vous bénirai, de toutes mes bénédictions célestes. Et Dieu achève toujours ce qu’il a commencé.

Pourquoi Dieu peut-il parler ainsi ? Ne sommes-nous pas faillibles ? Ne bronchons-nous pas de plusieurs manières ? Sommes-nous meilleurs que les témoins de la foi, des temps anciens ?

Nullement, d’ailleurs, eux aussi ont bronché, tous, sans exception, et cela n’a pas empêché Dieu de les conduire au but, à la destination éternelle. Et pourquoi l’a-t-il fait quand même, pour eux, et pourquoi le fera-t-il aussi quand même, pour nous ?

Parce que, comme pour eux, Dieu a choisi de nous aimer, il a décidé en en lui-même, et en son Fils, et en vertu de la croix de Christ, à cause de son amour pour nous, de faire de nous des rachetés de l’Éternel. Il a voulu, dans son bienveillant dessein à notre égard, nous donner, à Jésus son Fils premier-né, mort et ressuscité pour nous, afin que nous soyons ses frères et sœurs, son épouse pour l’éternité

Et si Dieu, dans son amour infini, nous a sauvés par grâce, par le moyen de la foi, alors que nous étions ses ennemis, morts dans nos péchés et dans nos fautes, voués à l’enfer éternel, à combien plus forte raison, maintenant, que nous sommes ses enfants, Dieu nous donnera-t-il aussi, toutes choses, avec Christ, pour l’amour de Jésus, qui nous a sauvés ?

C’est pour cela, que Dieu fait concourir, toutes choses, à notre bien suprême. Parce qu’il veut nous conduire au but, selon son plan de salut pour nous. Il le fait, parce qu’il nous aime, et qu’il nous a destinés à la gloire éternelle. Et cela, non à cause de nos mérites, mais à cause de sa grâce souveraine, en vertu de laquelle, il nous a inscrits dans le livre de vie, avant la fondation du monde.

De plus, ceux que Dieu aime, qu’il a choisis pour le salut, qu’il a destinés à la gloire éternelle, pour qu’ils soient l’Église et l’Épouse de son Fils, ceux-là, sans exception aucune, et sans condition aucune, il les a aussi appelés. Et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. C’est-à-dire, qu’il les a déjà conduits au ciel, et introduits dans la gloire éternelle, en Christ.

Que dirons-nous à l’égard de ces choses, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Car à cause de nous, il n’a pas épargné son Fils, comme il a épargné le fils d’Abraham, mais il l’a livré lui-même pour nous, en rançon pour nos péchés.

De plus, dans ce but, Christ est mort pour nous, il est ressuscité, il est assis à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. Car, nous sommes morts avec Christ, ressuscités avec Christ, et notre vie est cachée avec Christ en Dieu, et quand Christ notre vie paraîtra, alors nous paraîtrons aussi avec lui, dans la gloire éternelle.

Si donc Dieu, a trouvé le moyen de nous sauver, alors que nous étions loin de lui, ses ennemis, embourbés, dans les sables mouvants du péché et de la mort, à combien plus forte raison maintenant, que nous sommes ses amis, mettra-t-il tout en œuvre, pour nous amener au but, car, rien n’est impossible à Dieu, pour ceux qui croient.

En effet, ayant reçu le Christ, selon le mystère de sa grâce, nous sommes nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Ainsi, en tant que tels, à cause de notre nouveau statut d’enfants de Dieu, Dieu nous donne, de saisir l’espérance qu’il nous propose, de la posséder, de la maintenir et de la retenir, jusqu’à la fin.

Au reste, nous le savons fort bien, Dieu veut notre obéissance, mais ne l’oublions pas, soyons en conscients, en toute intelligence spirituelle, que Dieu donne toujours ce qu’il ordonne. Et cela, indépendamment de ce que nous sentons ou ressentons. Car Dieu est fidèle, puisqu’il nous a déjà donné, tout ce qui contribue à la vie et à la piété.

C’est pourquoi, il est utile et nécessaire, que notre foi, soit nourrie par la grâce, par le lait spirituel et pur de la parole, car ce n’est que cette parole, comprise et assimilée, qui suscite en nous la foi, la développe, et la mène à la perfection. Selon qu’il est dit, celui qui mange ma chair, et qui boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour.

Ainsi, nous persévérerons jusqu’à la fin, et nous recevrons la couronne de vie, promise par Dieu, à ceux qui l’aiment.

Telle est l’espérance de de notre foi, elle est vivante en nous, et vivifiante pour notre salut. Elle est notre paix, notre pardon, notre confiance, notre assurance, comme étant, l’ancre sûre et solide de notre âme. La première pointe de cette ancre, c’est la promesse, la deuxième pointe de cette ancre, c’est le serment.

Deux éléments, aussi sûr et solide, l’un que l’autre. Ils sont notre vie éternelle. En effet, la promesse et le serment, sont ancrés dans le cœur de Dieu, à jamais. Rien, ni personne, ne pourra arracher l’ancre de notre âme, du cœur de Dieu.

De plus, la chaîne qui nous unit à l’ancre de notre âme, ancre qui est, je le répète, profondément enfoncée dans le cœur de Dieu, cette chaîne, c’est l’œuvre de rédemption de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, rédemption à laquelle Dieu nous a appelés, et pour laquelle il nous a sauvés.

En effet, lorsque nous avons cru, nous avons été scellés du Saint-Esprit, pour le jour de la rédemption. C’est pourquoi, cette chaîne rédemptrice, ne peut jamais être brisée, puisqu’elle porte le sceau de Dieu, car alors, il faudrait anéantir Dieu, et cela est impossible.

Ce n’est pas tout. Dans notre cœur, c’est Dieu lui-même qui a fixé la chaîne. Elle est tenue, et maintenue en nous, par l’Esprit de notre Dieu, et par Jésus, notre Sauveur et notre Seigneur, qui veille sur nous, et qui prie pour nous.

Et dans notre intimité avec lui, il nous dit et nous redit sans cesse, que personne ne peut détacher cette chaîne de notre cœur, ni la détruire, car c’est sa main qui la tient, et nous sommes dans sa main, et nul ne peut nous ravir de sa main, puissante et forte.

Tout peut s’écrouler autour de nous, les montagnes peuvent chanceler, les collines s’affaisser, le soleil et la lune disparaître, les ténèbres couvrir la terre, la peur et l’angoisse nous étreindre, nos mains n’avoir plus rien à quoi s’agripper, notre foi vaciller, notre esprit s’alarmer, notre corps dépérir, les cieux et la terre passer, mais la parole de Dieu, ne passera pas, elle demeure éternellement.

Telle est la promesse de Dieu, et telle est l’espérance de notre foi !

Cette ancre de notre âme, est plus sûre et plus solide, que tout ce qui est visible et tangible. Par l’œuvre de Christ à la croix, par sa mort et par sa résurrection, elle est entrée dans le tabernacle céleste. Elle pénètre au-delà du voile, dans le lieu très saint, pour être amarrée, véritablement et perpétuellement, à l’autel de la grâce, sur lequel Jésus à répandu son sang.

Par conséquent, l’ancre de notre âme, nous entraîne et nous enchaîne à jamais, au port de l’Évangile. Ainsi, par la promesse et le serment, Dieu nous encourage puissamment, à marcher dans la carrière qu’il nous a ouverte, les yeux fixés sur Jésus, qui engendre en nous la foi, la développe et la mène à la perfection, c’est-à-dire à sa destination pour toujours.

Abandonnons-nous donc, à lui ! Amen !


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